On sombre dans la colère noire pendant nos moments de désespoir, on pleure à chaude larme le lond d'une route ou d'un chemin de nos amours passés, on crie à notre vie que l'on ne veut plus d'elle, on perd petit à petit la notion de ce qui a un sens et de ce qui ne devrait plus en avoir. Insultes, impolitesses, cris, pleurs, maladie et disparition sont ces mots qui chaque jour me font peur. Alors on décide de se soigner, d'aller au théâtre et à l'opéra. On essaye tant bien que mal de mener une vie normal, d'être une personne sans problème. J'en oublie qui je suis. Je me rends disponible pour tous, je les habitue à avoir besoin de moi et puis je craque. Je me rends compte qu'il m'est impossible de porter ce moi que j'en viens à détester et ce eux qui ne jugent que par leurs propres personnes. J'en ai marre de longer le sol, de me briser le coeur en pretextant que je vaincrais. Qui me comprend? Qui est vraiment près à m'aider? On me promet monts et merveilles, on me dit que l'on m'aidera le jour ou j'aurais besoin de secours. Mais sos après sos, je me rends compte que je suis toujours sur cette même île déserte qu'est ma vie. Je décide alors d'alors de fabriquer des décors nouveaux afin de modifier mon univers devenu monotone. Je pousse la musique à être ce qu'elle n'a encore jamais été et je transforme mon monde de plasticine à ma guise. " Je n'ai pas besoin de ca " et pourtant j'en suis devenue dépendante." Pourquoi, pourquoi, pourquoi? Qu'est ce que tu attendais? " Je ne crois pas être saine d'esprit, je suis certainement atteinte, malade ou bien à l'ouest. Il est mort, ils sont morts. Montrez moi le droit chemin.